Statut · mis à jour 2026

Micro-entreprise ou régime réel en 2026 ?

La micro applique un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires ; le régime réel déduit les frais réels. Le bon choix dépend surtout du poids de vos charges. Repères 2026, puis un simulateur pour trancher sur vos chiffres.

1. La micro : simple, forfaitaire

Imposition sur le CA après un abattement forfaitaire : 71 % (vente BIC), 50 % (services BIC), 34 % (BNC) — CGI art. 50-0 / 102 ter. Cotisations calculées en pourcentage du CA (URSSAF), comptabilité ultra-simplifiée. Plafonds 2026 : 188 700 € (vente) / 77 700 € (services et BNC). Limite : aucune déduction des frais réels — vous êtes imposé même si vos charges sont élevées.

2. Le réel : vos frais déduits

En EI au réel ou en EURL, le résultat imposable est le bénéfice réel (CA − frais − amortissements). Cotisations et impôt sur cette base, pas sur le CA brut. Contrepartie : une comptabilité d'engagement et, souvent, un expert-comptable.

3. Le point de bascule

Règle simple : dès que vos frais réels dépassent l'abattement forfaitaire de la micro (ex. plus de 34 % du CA en BNC), le régime réel devient généralement plus favorable. En dessous, la micro gagne par sa simplicité et ses faibles cotisations.

Comparer micro et réel sur mes chiffres

Sources

  • CGI art. 50-0 / 102 ter — plafonds micro et abattements forfaitaires.
  • CGI art. 151-0 — versement libératoire de l'IR.
  • Barèmes de cotisations micro (URSSAF 2026).