Rémunération · mis à jour 2026

Salaire ou dividende en SASU : comment arbitrer en 2026 ?

En SASU à l'IS, le président se rémunère en salaire, en dividendes, ou les deux. L'un est protecteur mais coûteux en cotisations, l'autre plus léger mais sans droits sociaux. Voici les repères 2026 — puis un simulateur qui trouve le mix optimal.

1. Le salaire : protecteur, déductible, mais chargé

Le président de SASU est assimilé salarié : le salaire supporte des cotisations d'environ ~22 % de part salariale + ~42 % de part patronale. En contrepartie, il ouvre des droits proches du régime général (retraite, maladie, prévoyance — hors assurance chômage) et il est déductible du résultat, ce qui réduit l'assiette de l'IS.

2. Les dividendes : légers, mais sans droits sociaux

Les dividendes sont versés après IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % — CGI art. 219) et supportent la flat tax : PFU 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux, CGI art. 200 A), ou le barème progressif avec abattement de 40 %. Point clé : en SASU, ils ne sont pas soumis aux cotisations sociales (contrairement à l'EURL et sa règle des 10 %). Mais ils n'ouvrent aucun droit (retraite, indemnités journalières).

3. Le « tout dividende » : un faux ami

Se verser 0 salaire maximise le net à court terme mais valide 0 trimestre de retraite et n'ouvre aucune couverture. C'est aussi une configuration surveillée par l'URSSAF. L'arbitrage optimal est presque toujours un mix : un salaire suffisant pour la protection, le reste en dividendes.

Trouver mon mix salaire/dividende optimal

Sources

  • CGI art. 219 — IS (15 % / 25 %).
  • CGI art. 200 A — PFU 30 % sur dividendes.
  • CGI art. 158-3-2° — abattement 40 % (option barème).
  • Cotisations URSSAF président assimilé salarié (part salariale + patronale).